Le sas du sous-marin brésilien BNS S34 Tikuna, le 25 mai 2014 à Niterói, au Brésil. | Yasuyoshi Chiba / AFP

Le sas du sous-marin brésilien BNS S34 Tikuna, le 25 mai 2014 à Niterói, au Brésil. | Yasuyoshi Chiba / AFP

Comment s'échapper d'un sous-marin (et survivre)

Au fond de l'océan, personne ne vous entendra crier.

Imaginez. Vous faites partie de l'équipage d'un sous-marin qui, pour une raison ou pour une autre, est incapable de remonter à la surface. L'oxygène se raréfie et il n'y a plus qu'une issue pour survivre: sortir. Mais comment s'extraire d'un sous-marin soumis à la pression de l'océan et traverser l'eau glacée pour arriver sain et sauf à la surface?

La question s'est posée très tôt dans l'histoire de ces engins du fond des mers, puisqu'une extraction d'urgence a été nécessaire lors des tests du premier sous-marin entièrement submersible jamais produit.

Aujourd'hui exposé au musée d'histoire militaire de Dresde, le Brandtaucher (plongeur-incendieur), fruit de l'imagination de l'ingénieur bavarois Wilhelm Bauer, a connu des débuts difficiles.

Le 1er février 1851, l'engin a sombré au fond du port de Kiel, à 16 mètres de la surface. À cette profondeur, la pression est beaucoup trop importante pour qu'un homme puisse ouvrir la trappe de sortie.

Après plusieurs heures d'attente, les trois membres de l'équipage, au bord de l'asphyxie, ont eu la présence d'esprit d'inonder leur sous-marin afin d'augmenter la pression de l'air et de l'équilibrer avec celle de l'eau, puis de pouvoir ouvrir la trappe.

Poumon artificiel et couche de graisse

Cette mésaventure informera la construction des sous-marins suivants: avoir comme seule possibilité de sortie l'inondation totale de l'engin n'est pas une très bonne idée. Comme le raconte Wired dans un article dédié au sujet, à partir des années 1900, la plupart des submersibles sont ainsi équipés d'une double trappe de sortie.

Entre les deux trappes se trouve un petit sas, où peuvent se tenir un ou deux hommes, qui peut être rempli puis vidé d'eau. Ce mécanisme permet de jouer sur la pression pesant sur la trappe extérieur et ainsi permettre de l'ouvrir et la fermer à volonté.

Cependant, il est nécessaire de pouvoir attendre que la pression s'équilibre dans le sas. Au milieu du XXe siècle, les sous-marins disposaient de «poumons» artificiels. Ces poches en caoutchouc étaient équipées de produits chimiques permettant de capter le CO2, afin que les équipages puissent inhaler leur propre respiration.

Les sous-mariniers se recouvraient alors de graisse pour résister au froid puis s'équipaient de ces respirateurs rudimentaires et espéraient arriver vivants à la surface.

Aujourd'hui, les équipements sont heureusement bien plus sophistiqués. Il existe des combinaisons spéciales anti-froid de couleur vive. Remplies d'air, ces tenues permettent à la fois de respirer et de filer vers la surface une fois la trappe ouverte. Elles sont ensuite chacune équipées de radeaux de sauvetage individuels.

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