Qui sait, nos enfants embarqueront peut-être un jour dans cet engin. | SpaceX via Flickr CC
Qui sait, nos enfants embarqueront peut-être un jour dans cet engin. | SpaceX via Flickr CC

SpaceX: pourquoi le crash spectaculaire de Starship est une réussite majeure

La fusée a certes fini en flammes, mais elle fonctionne.

Les images, hier, ont fait le tour du monde, et ont pu être suivies en direct par des millions de personnes: après un vol de test d'une durée de 6 minutes, l'énorme fusée de SpaceX, Starship, explosait à l'atterrissage lors de son retour sur son pas de tir de Boca Chica, dans le Texas.

Un échec? Absolument pas, explique Ars Technica, bien au contraire. Malgré le final enflammé de ce prototype SN8, l'ensemble de l'événement fut pour SpaceX une éclatante réussite, la preuve que son bolide géant, avec lequel elle compte un jour envoyer des êtres humains sur la Lune, coloniser Mars ou transporter des troupes en express pour le Pentagone, est presque prêt.

Utilisés pour la première fois en conditions réelles, ses trois surpuissants moteurs, nommés Raptor, n'ont eu aucun mal à mener l'engin vers son apogée, estimée pour ce vol à 13 kilomètres d'altitude. Grâce à ses propulseurs latéraux, Starship a surtout réussi sans une trace d'ennui son «belly flop», une inclinaison à 70 degrés critique pour revenir à bon port en une seule pièce et sans bouclier thermique, donc pour garantir sa réutilisation ainsi que la sécurité des personnes ou des biens placés à bord.

Un détail

L'explosion finale n'a finalement été qu'un hoquet –aux résultats certes spectaculaires mais a priori simples à résoudre–, et serait due à un manque de pression dans les réservoirs de tête de la fusée, privant ainsi les Raptor de la poussée nécessaire à un atterrissage en douceur.

Tout le reste s'est déroulé sans incident. Les Raptor ont prouvé leur qualité, le passage des réservoirs principaux aux réservoirs secondaires s'est passé sans encombre, le «belly flop» n'a presque été qu'une formalité, le choix de l'acier et de l'absence de bouclier thermique, après avoir fortement inquiété les spécialistes, semble pour l'instant avoir été le bon.

Surtout, SpaceX a pu faire le plein de données très précieuses, qu'elle va désormais pouvoir exploiter en vue de correctifs, de futurs vols et de futurs progrès.

Il y a moins de deux ans, la «Big Fucking Rocket» n'était que le fruit délirant des folles ambitions d'Elon Musk et de ses équipes scientifiques. Elle vole désormais, et la prouesse peut légitimement épater le monde entier.

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