42.000 de ces objets pourraient un jour flotter au-dessus de nos têtes, pour le meilleur comme pour le pire. | NASA via Unsplash
42.000 de ces objets pourraient un jour flotter au-dessus de nos têtes, pour le meilleur comme pour le pire. | NASA via Unsplash

Pour Starlink, Elon Musk veut lancer 30.000 satellites supplémentaires dans l'espace

Les 12.000 initialement prévus ne suffisaient pas.

Pour Elon Musk, beaucoup n'est jamais assez. L'Américain et son entreprise SpaceX, qui ont entamé cette année, dans le cadre du projet Starlink, la mise en orbite de 12.000 satellites destinés à offrir un internet haut débit à la planète entière, souhaitent faire gonfler ce chiffre à 42.000.

Les 12.000 objets électroniques sur lesquels comptait initialement Starlink, et pour lesquels l'entreprise a déjà reçu les autorisations de la Commission fédérale des communications (FCC) et de l'Union internationale des télécommunications (ITU), n'étaient donc que le premier pas d'un projet plus démentiel encore.

Comme le rapporte la Technology Review du MIT, 200 nouvelles demandes ont été transmises aux autorités susnommées, chacune pour lancer 1.500 machines sur des orbites basses, comprises entre 328 et 580 kilomètres d'altitude.

Trop c'est trop

Ce gigantisme interroge. SpaceX affirme simplement adapter son offre à la demande estimée. Interrogés par le site américain, des experts expliquent qu'un plus grand nombre de satellites signifie certes une meilleure couverture et de meilleurs débits, mais estiment cette quantité de 42.000 machines étonnante, voire déraisonnable.

Une piste: l'entreprise pourrait vouloir noyer l'ITU sous les demandes et procédures pour se laisser le temps de prendre une avance décisive sur la concurrence, Jeff Bezos et son Projet Kuiper lorgnant le même marché.

Cette masse potentielle de 42.000 satellites postés en basse orbite inquiète également celles et ceux qui se méfient des problèmes de voisinage spatial.

Si les orbites basses dont il est question sont actuellement les moins peuplées, et si elles permettent de se débarrasser plus facilement de satellites obsolètes ou en panne, ce sont aussi celles utilisées pour les vols et véhicules habités, notamment la Station spatiale internationale –avant beaucoup d'autres.

Les risques de collision ne sont pas négligeables. En mai 2019 était lancé un premier ensemble de soixante des objets de Starlink. En septembre, l'Agence spatiale européenne devait procéder, en urgence, à une manœuvre d'évitement: l'un de ses satellites météo risquait de se prendre un engin appartenant à SpaceX.

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