Un Marine regarde dans la lunette de son arme à Kalinoum, en Afghanistan, le 23 juin 2012. | Adek Berry / AFP

Un Marine regarde dans la lunette de son arme à Kalinoum, en Afghanistan, le 23 juin 2012. | Adek Berry / AFP

L'armée américaine se dote de fusils visant et tirant automatiquement

Les Marines n'ont qu'à presser la détente, un algorithme se charge du reste.

Les drones sont un véritable casse-tête pour les armées du monde entier. Qu'ils soient ultra-technologiques ou low cost, seuls ou en essaims, ils sont désormais partout sur les théatres d'opération. Et malgré le développement de moyens de défense sophistiqués, il n'existe pas encore de parade idéale.

Pour lutter contre les petits appareils, le corps des Marines s'est récemment procuré un nombre non spécifié de SMASH 2000, un système de visée informatisé développé par l'entreprise israélienne Smart Shooter. Ce dispositif ressemble à une lunette classique, qui se glisse sur le haut d'un fusil d'assaut.

Le système est constitué d'une caméra et d'un laser afin de déterminer la distance entre l'arme et la cible. Un algorithme intégré permet ainsi de détecter automatiquement la cible, de prédire ses mouvements et d'indiquer au tireur où viser.

Les petits drones commerciaux sont bon marché, agiles, faciles d'utilisation et peuvent aisément servir d'espions ou d'armes DIY. Mais ils sont petits en taille et très mobiles par nature, ce qui les rend difficiles à atteindre avec une arme conventionelle.

Dans une vidéo de 2017 filmée par le New York Times, un régiment des forces spéciales irakiennes tire des dizaines de coups de feu en direction d'un petit quadrirotor équipé d'une grenade envoyé par les soldats de Daech. En vain: la machine finit par larguer son explosif, et blesser un soldat.


Robot tueur

SMASH 2000 n'est pas seulement une lunette intelligente qui indique au militaire quand et où tirer: la machine prend littéralement le tir en main. Le dispositif est relié au corps du fusil. Une fois que la lunette a acquis sa cible, le militaire presse la détente de son arme et laisse le système électronique prendre le relais. C'est donc l'algorihtme qui décide de faire feu lorsqu'il est certain que la balle peut toucher sa cible.

S'il est sous le contrôle d'un soldat, c'est donc tout de même un robot qui prend la décision finale. Une tendance qui fait son chemin sur les champs de bataille modernes.

Dans sa déclaration à propos du contrat conclu avec l'armée des États-Unis, la PDG de Smart Shooter mentionne la «menace croissante des drones sur terre et sur mer». Seulement, le site internet de son entreprise ainsi que leurs démonstrations vidéo vantent davantage les mérites de leur invention sur les cibles humaines. Le système de détection de drone n'est d'ailleurs qu'une option du SMASH 2000.

Smart Shooter vend aussi des dispositifs enlevant encore un peu plus l'élément humain, qui placent l'arme sur une tourelle articulée et contrôlée à distance par un opérateur via une tablette.

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