Ça rugit aussi en coulisse. | Andréas BRUN via Unsplash
Ça rugit aussi en coulisse. | Andréas BRUN via Unsplash

Fin des moteurs à combustion: l'Italie veut exempter Ferrari et Lamborghini

Les supercars tiennent à leur droit de polluer.

La récente décision de l'Union européenne de bannir dès 2035 la vente de véhicules mus par de polluants moteurs thermiques va dans le sens de l'histoire, sans emprunter quatre chemins.

Si les grands constructeurs semblent prêts à sauter ce pas du tout-électrique que la Commission leur impose, il n'en va pas de même pour une niche très particulière, celle des constructeurs de supercars rugissantes pour clientèle fortunée.

Ministre de la Transition écologique du gouvernement Draghi, Roberto Cingolani a expliqué à Bloomberg TV que l'Italie cherchait à repousser quelque peu l'échéance pour certaines de ses entreprises, Ferrari et Lamborghini en tête, dont les autos survitaminées à l'essence ne sauraient dès aujourd'hui, pas plus que demain en 2035, se passer tout à fait de la bonne vieille combustion.

Cingolani, qui précise que son pays ne remet aucunement en cause les objectifs ambitieux de la Commission européenne, a ainsi déclaré que des discussions étaient en cours pour cette partie si particulière du marché automobile.

«Ces voitures ont besoin d'une technologie très spéciale et de batteries pour effectuer la transition, a-t-il ainsi affirmé. Un pas important est la création en Italie d'une chaîne de production autonome de batteries haute performance, et c'est la raison pour laquelle nous lançons actuellement un programme de “giga-factory” pour disposer de ces batteries.»

Retard au démarrage

En clair: les fleurons de l'automobile sportive italienne sont en retard dans leur marche vers le tout-électrique, et nous réclamons pour eux une petite exception.

Car si d'autres, ailleurs, y parviennent déjà, comme Porsche avec sa Taycan sans essence par exemple, Ferrari et Lamborghini préfèrent pour l'instant les technologies hybrides –logique exploitation marketing d'une technologie mise en avant et perfectionnée en Formule 1 pour le premier, à coups de centaines de millions de dollars.

Lamborghini, qui a bâti son image de marque autour de ses énormes et rugissants moteurs V12, n'envisage pas de s'en passer à l'avenir, comme l'a récemment expliqué Officer Maurizio, et comme l'a montré le fracassant lancement de la nouvelle Countach, dotée d'une technologie hybride mais dont les fameux douze cylindres sont bel et bien encore présents.

Quant à Ferrari, elle offre également déjà des modèles hybrides mais renâcle de la même manière, pour les mêmes raisons tenant sans doute plus à des choix marketing qu'à des impératifs technologiques, au tout-électrique. Le premier de ses bolides sans essence n'arrivera ainsi qu'en 2025, a annoncé le patron de l'entreprise, John Elkann.

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