Il faut dire que c'est assez mal rangé. | NASA
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Les cosmonautes russes découvrent d'inquiétantes fissures dans la Station spatiale internationale

Et elles pourraient s'agrandir, expliquent-ils.

Elle tourne en orbite, immuablement, autour de la Terre depuis 1998 et le lancement de son premier module. Pour les plus anciens, 1998 semble être hier. Pour la Station spatiale internationale (ISS), et en particulier pour sa brique initiale, le module russe Zarya, cela constitue quelques longues années de service, vingt-trois pour être précis –et l'engin commence à sérieusement accuser son âge.

L'ISS, initialement conçue pour fonctionner jusqu'en 2024 et à laquelle on commence à envisager une remplaçante, n'en finit ainsi plus de connaître de problématiques déboires. En septembre 2019 débutait ainsi le rocambolesque épisode de l'introuvable trou et de la bien gênante fuite d'air qui l'accompagnait: il fallut près d'un an (et d'improbables feuilles de thé) pour en découvrir la source, puis quelques mois encore pour procéder à une réparation.

En juillet 2021, la station, ses occupants et le contrôle au sol ont connu une nouvelle grosse frayeur quand les propulseurs du nouveau module russe Nauka se sont mis à fonctionner sans qu'on ne le leur demande, mettant en péril le contrôle de l'ensemble de l'édifice et amplifiant les bisbilles naissantes entre la Nasa et Roscosmos, l'agence spatiale russe.

Ces dernières risquent de monter d'un ton supplémentaire à la suite de l'annonce, faite à l'agence RIA et relayée par Reuters, par l'intermédiaire de Vladimir Solovyov, patron pour le segment russe de la station: les cosmonautes à son bord ont de nouveau découvert des fissures inquiétantes dans la partie dont il a la charge.

Encore des petits trous

«Des fissures superficielles ont été trouvées à certains endroits du module Zarya. Ce n'est pas bon, et cela présage un agrandissement de ces fissures avec le temps», a-t-il ainsi expliqué à RIA, sans préciser si ces nouveaux petits trous avaient provoqué une perte d'air dans la station.

Les rides de la Station spatiale internationale commencent donc à être visibles et problématiques, du côté russe comme pour le projet international dans son ensemble.

Ce n'est par ailleurs pas la première fois que Solovyov lance ce genre d'alarme. «Il y a déjà un certain nombre d'éléments qui ont été sérieusement endommagés ou qui ne fonctionnent plus», avait-il déjà expliqué à la presse russe, comme le rappelle Business Insider. «Nombre d'entre eux sont irremplaçables. Après 2025, nous prévoyons une avalanche d'avaries à bord de la station.»

Une manière d'appuyer la décision de Vladimir Poutine de quitter le projet et de faire cavalier seul, avec sa propre station spatiale, dont la Russie prévoit une mise en orbite en 2030. En attendant, la NASA n'a pas encore réagi à l'annonce du Russe: nul ne sait ce qu'il adviendra de ces nouveaux trous et comment ils seront pris en charge.

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