Un oiseau mortel. | US Army via flickr
Un oiseau mortel. | US Army via flickr

Les États-Unis vont-ils fournir des drones MQ-1C «Gray Eagle» à l'Ukraine?

Ils pourraient changer bien des choses.

Écartée par Washington de peur d'entraîner une «escalade» de la part de Moscou, l'idée d'envoyer des avions de combat aux forces de Kiev traîne toutefois depuis des mois –et ladite escalade atteint déjà chaque jour de hauts sommets, l'Ukraine ployant sous les missiles, bombes et drones russes.

Mais bien qu'ils se refusent à fournir à l'Ukraine ce type de jets –bien que cela ne soit pas impossible dans le futur–, les États-Unis pourraient toutefois lui envoyer une poignée de leurs drones les plus avancés. Aux côtés notamment du fameux TB2 de la firme turque Bayraktar, qui dans les mains ukrainiennes fait des ravages depuis le début de la guerre initiée en février dernier, le MQ-1C «Gray Eagle» de General Atomics serait un parfait candidat.

Capable d'emporter et de tirer de redoutables missiles ou bombes comme le Hellfire ou les GBU-44, et de voler pendant vingt-sept heures à une altitude de 25.000 pieds avant de devoir être ravitaillé, le Gray Eagle est une version musclée du fameux MQ-1 Predator. Il pourrait répondre à l'usage par Moscou de drones commandés à l'Iran, notamment les Shahed-136, dont il se dit qu'elle pourrait d'ailleurs rapidement manquer avant d'autres livraisons.

Aigle noir

C'est du moins ce pour quoi milite un groupe bipartisan de sénateurs américains, comme le relate le Wall Street Journal: dans une lettre envoyée le 22 novembre au secrétaire à la Défense Lloyd Austin, seize législateurs se sont publiquement positionnés en faveur de l'envoi de MQ-1C «Gray Eagle» à Kiev. «Les avantages à long terme d'une fourniture de MQ-1C à l'Ukraine sont nombreux, ils pourraient faire tourner le vent en sa faveur lors de cette guerre», écrivent les élus.

«Les attributs opérationnels du système –disponibilité, survivabilité et exportabilité– complètent les armes déjà utilisées par l'Ukraine et augmenteront la létalité de son armée», poursuivent-ils, précisant qu'il ne faudrait que vingt-sept jours pour entraîner des spécialistes de Kiev à utiliser l'appareil et ses redoutables missiles.

De tels drones, poursuivent les requérants, pourraient «repérer et attaquer des navires russes en mer Noire, brisant ainsi son blocus militaire et allégeant les pressions sur l'économie ukrainienne et les prix mondiaux de l'alimentation». Ils pourraient également aider Kiev à casser les lignes et approvisionnements russes, comme les Himars mais avec une portée largement plus grande.

Le Pentagone, de son côté, dit continuer à étudier la chose. Car l'envoi de MQ-1C à l'Ukraine n'est pas sans poser de potentiels soucis de sécurité, l'appareil étant doté de technologies –à l'instar du «Multi-Spectral Targeting System» de Raytheon– que les États-Unis n'aimeraient sans doute pas voir tomber entre les mains d'une nation rivale comme la Russie.

Des Gray Eagle modifiés et privés de certains de ces secrets pourraient néanmoins être envoyés, expliquaient récemment des officiels américains à CNN.

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