Le dirigean nord-coréen, Kim Jong-un, et le président russe, Vladimir Poutine, à Vladivostok, le 25 avril 2019. | Yuri Kadobnov / AFP
Le dirigean nord-coréen, Kim Jong-un, et le président russe, Vladimir Poutine, à Vladivostok, le 25 avril 2019. | Yuri Kadobnov / AFP

À bout de souffle, la Russie commande des millions d'obus et missiles à la Corée du Nord

Kim Jong-un à la rescousse de Vladimir Poutine.

Comment se passe l'invasion de l'Ukraine par la Russie? Plutôt mal, semble-t-il. Cette guerre qui n'aurait dû durer qu'une poignée de jour a plongé Moscou dans des affres militaires que personne n'imaginait et l'économie du pays souffre des sanctions occidentales.

Privée de nombre de produits et technologies de l'Ouest, sa capacité industrielle à supporter un conflit long semble par ailleurs mise à mal. Au point qu'elle doit se tourner vers des alliés de circonstance pour se réarmer: l'Iran l'approvisionne en drones et la Corée du Nord pourrait remplumer son artillerie en lui fournissant des millions d'obus et roquettes.

La situation est également tendue aux États-Unis, qui vont devoir rapidement refaire leurs stocks après leurs multiples transferts d'armes vers l'Ukraine, tout comme en Europe pour les mêmes raisons. Mais le Kremlin semble, lui, déjà à bout de souffle.

Il y a quelques semaines, les officiels ukrainiens et occidentaux notaient déjà que les armées de Vladimir Poutine commençaient à manquer de munitions de précision, ce qui explique notamment leur usage étonnant de S-300, conçus pour la défense anti-aérienne, sur des cibles au sol.

Le New York Times rapportait également, début septembre, que la Russie, étranglée par le blocus technologique occidental, utilisait des pièces et puces anciennes et basiques dans des armements de moins en moins à la pointe.

Les derniers copains

Industriellement, la Russie est donc dans le dur, au moment même où l'Ukraine, abreuvée en armes et munitions occidentales, lance ses contre-offensives dans la région de Kherson (dans le sud du pays) comme, peut-être, autour de Kharkiv (dans l'est).

C'est donc vers un paria international qu'elle se tourne désormais pour fournir des munitions à ses troupes malmenées. Selon le Washington Post et le New York Times, qui rapportent les propos d'officiels du Pentagone et se basent sur un document récemment rendu public, Moscou s'apprêterait ainsi à passer commande de «millions d'obus et de roquettes» auprès de Pyongyang.

S'il est dans l'immédiat question de munitions, ce partenariat pourrait également porter, à l'avenir, sur du matériel et des pièces d'artillerie. Une telle main tendue est assez logique: si la Chine, avec son puissant complexe militaro-industriel, semble se méfier des sanctions qui tomberaient en cas d'aide militaire, technologique et matérielle trop directe, Kim Jong-un a quant à lui maintes fois réaffirmé son soutien à Vladimir Poutine.

L'agence d'État russe Tass rapportait ainsi, plus tôt dans l'année, que les relations entre Pyongyang et Moscou étaient «entrées dans un âge d'or». Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères avait quant à lui déclaré «être solidaire des actions justes du leadership russe, destinées à éliminer les menaces et chantages politiques ou militaires de puissances hostiles».

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