Une vison d'artiste de ce à quoi pourrait ressembler l'arme ultime de l'US Air Force. | Artwork Courtesy of AFRL
Une vison d'artiste de ce à quoi pourrait ressembler l'arme ultime de l'US Air Force. | Artwork Courtesy of AFRL

L'US Air Force souhaite remplacer le F-16 par un drone dès 2023

Avec le projet Skyborg, l'armée américaine bouleversera l'intégralité de sa stratégie.

Il y a quelques semaines, l'US Air Force annonçait vouloir opposer dès 2021, dans un duel aérien, un drône piloté par une IA et un chasseur aérien dirigé par un être humain.

Elle clame désormais viser 2023 pour le remplacement de certains de ses «vieux» drones Reaper ainsi que de ses F-16 les plus âgés par l'engin «unmanned» qu'engendrera le projet Skyborg. D'ici trois ans, elle équipera donc ses escadres de drones sans pilotes, capables de remplir de multiples missions restées jusqu'à présent inaccessibles aux machines sans être humain.

Popular Mechanics détaille le projet. Originellement, deux directions avaient été imaginées pour Skyborg: une IA appuyant des pilotes humain·es, tel le robot R2D2 à l'arrière d'un X-Wing dans Star Wars, ou des appareils complets, sans personne pour les manœuvrer. C'est cette seconde conception qui a eu la préférence de l'US Air Force.

Techniquement, ces drones devraient être furtifs, capables de vols sub ou supersoniques selon le moteur qui les équipera, pouvant larguer des bombes à guidage laser, des missiles air-sol pour se défaire d'une défense aérienne, ou air-air pour abattre un appareil ennemi.

Assurance tous risques

Cette grande versalité opérationnelle, l'absence de vie à bord ainsi qu'un coût relativement réduit permettront à ces drones d'effectuer une palette plus étendue de missions que celles menées par des pilotes humain·es.

Ils pourront ainsi épauler ces dernièr·es lors d'un combat aérien, mais également servir de leurres tactiques, voire être utilisés comme des kamikazes de dernier ressort contre des défenses qu'il serait trop risqué d'affronter pour un être humain.

Autre atout, et non des moindres: ce type d'avion ne nécessiterait pas les longues pistes des bases aériennes classiques, mais pourrait être lancé depuis des rails. De petites fusées permettraient son envol, son ou ses réacteurs pouvant ensuite prendre le relais. Le retour au sol, une fois la mission remplie, pourrait se faire grâce à un parachute, à un endroit choisi au préalable.

Peu coûteux donc utilisables plus massivement, permettant de s'affranchir du risque de perdre un·e pilote, facilement déployable en n'importe quel endroit du globe, dotés de capacités opérationnelles très larges, ces engins risquent donc de bouleverser l'art de la guerre.

Boeing a déjà présenté son Loyal Wingman et Kratos Defense son XQ-58 Valkyrie: tous deux sont de solides candidats pour le programme Skyborg.

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