La Series X –en toute logique, sa petite sœur Series S devrait bénéficier elle aussi de la magie du «Quick Resume». | Xbox
La Series X –en toute logique, sa petite sœur Series S devrait bénéficier elle aussi de la magie du «Quick Resume». | Xbox

Le «Xbox Quick Resume» va transformer le gaming

Une poignée de secondes pour sauter d'un univers à un autre: toute l'expérience des gamers en est chamboulée.

Bienheureux, ces pontes de la presse anglo-saxonne qui ont pu poser regards, mains et esprits sur la Xbox Series X, console next-gen de Microsoft dont la sortie commerciale est prévue le 10 novembre.

Depuis son annonce, on sait la machine puissante et véloce, capable, comme sa concurrente la PlayStation 5, et comme il est logiquement attendu de toute nouvelle machine, de faire un bond technique inédit et propre à l'art du jeu vidéo.

Processeur AMD Zen 2 dont chacun des 8 cœurs tourne à 3,8 GHz, processeur graphique doté de 52 unités et développant une puissance de calcul de 12 teraflops, 16 Go de mémoire vive de type GDDR6, stockage interne SSD de 1 To: aligner les chiffres ne donne qu'une vague idée des plaisirs à venir.

Ce qui a le plus marqué celles et ceux s'étant frotté·es à ces mégabits et gigahertz n'a rien à voir avec les splendeurs du ray tracing, avec un framerate au velouté parfait ou avec les joies occulaires des très hautes résolutions –autant de choses auxquelles nous ne goûterons réellement que quand les jeux conçus pour les nouvelles machines débouleront à leur tour.

Non, ce qui semble ébaudir le plus directement les commentateurs et commentatrices est la fonction «Quick Resume» de la console, permise par la «Velocity Architecture» ayant présidé à sa conception –sa petite sœur moins dispendieuse, la Series S, devrait en hériter aussi.

Retour vers le futur

Grâce au «Quick Resume», il sera possible aux gamers de passer d'une partie en cours à une autre en quelques secondes seulement, de sauter des tranchées de Gears of War au far west de Red Dead Redemption 2, du futur de Cyberpunk 2077 aux fantaisies de The Witcher III, sans les longues et parfois pénibles pauses que ce genre de désir soudain imposait auparavant –logos, écran d'introduction, interminable chargement de la sauvegarde sont souvent de frustrants tue-l'envie.

Ars Technica parle ainsi de 8 secondes en moyenne pour passer d'un titre à l'autre, d'autres sites évoquent 5 secondes. C'est ce que l'on nomme un «game changer» –et, pour une fois, l'appellation est à prendre de manière littérale. Pour celles et ceux qui ont connu ce passé peut-être quelque peu fantasmé, c'est comme un retour aux vieilles consoles à cartouches; quand tout semblait simple, instantané, facile, enfantin. C'est aussi une réponse technique à l'immédiateté promise par les plateformes de jeu en streaming, Stadia de Google notamment.

C'est une mise au pas de la machine, faite pour répondre sans attendre aux désirs changeants de la personne qui en a la maîtrise. C'est une fluidité totale offerte au gaming moderne, qui permet de jongler entre les jeux et leurs univers, entre les envies de brutalité et celles de réflexion, sans douleur ni complexité.

Il s'agit également, peut-être, d'un moyen de retenir un peu plus les gamers devant leur console, en abaissant les barrières et en ponçant les frictions entre leurs décisions immédiates et la réponse de la machine.

Couplé au large catalogue du Game Pass ou à une rétrocompatibilité assurée avec les titres des Xbox de génération précédente, le «Quick Resume» est peut-être le meilleur des coups joués par Microsoft dans cette bataille générale pour l'attention que constitue l'ère technologique moderne.

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