Près de 500 heures de programmes sont téléchargées chaque minute sur l'hébergeur de vidéos.  | Geralt via Pixabay
Près de 500 heures de programmes sont téléchargées chaque minute sur l'hébergeur de vidéos.  | Geralt via Pixabay

YouTube a supprimé 8,2 millions de vidéos entre janvier et avril

La plateforme entend lutter contre la propagation de contenus haineux et de fake news.

De passage à Paris le 24 juillet, Neal Mohan, chef de produit et numéro 2 de YouTube, a évoqué les coulisses de la modération sur la plateforme de vidéos. Il a insisté sur la responsabilité du géant vis-à-vis de la publication de contenus haineux et violents et sur sa volonté de limiter la propagation de fake news.

Quatre principes sont au cœur de la démarche: «Retirer les contenus qui violent les règles de la communauté, amplifier les voix qui font autorité, circonscrire la viralisation des contenus bordelines, récompenser les contenus en phase avec nos standards de monétisation.» Au moins 10.000 personnes travaillent à plein temps pour modérer la somme des vidéos hébergées, à l'aide d'une intelligence artificielle entraînée à présélectionner les contenus pouvant poser poblème.

Un curseur pour la haine

Cette division de YouTube ne chôme pas: ce sont près de 500 heures de programmes qui y sont téléchargées chaque minute. Sur les quatre premiers mois de l'année 2019, l'entreprise annonce avoir retiré 8,2 millions de vidéos (76% après un premier repérage par l'IA et 75% avant même d'avoir généré une seule vue), avoir supprimé 228 millions de commentaires (99% on été signalés par l'IA) et enlevé 2,8 millions de chaînes (90% violaient les politiques YouTube anti-spam ou liées à la nudité et à la sexualité).

Interrogé sur la proposition de loi de Laetitia Avia pour lutter contre la haine sur les réseaux sociaux adoptée le 9 juillet par l'Assemblée nationale –elle doit maintenant être examinée par le Sénat–, Neal Mohan a souligné la difficulté à déterminer ce qui relève exactement du discours haineux: «Ça dépend de l'endroit où vous placez le curseur, mais nous travaillons main dans la main avec le législateur pour le définir.»

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